Jour 2 – Erice

Il a « draché » toute la nuit et à notre réveil… la pluie est encore là!
Nous devons nous habiller chaudement  car nous partons là haut sur la montagne pour la ville médiévale d’Erice.
Nous prenons le bus qui sillonne sur une route sinueuse. À droite le soleil et en haut, notre but, les nuages. Nous comprenons mieux la couleur verte du paysage formée par les champs d’oliviers et de vignes gorgés d’eau.

Au sommet, Nous perdons 10 degrés comme l’avait annoncé Luana.
La ville est plongée dans un épais brouillard, on ne voit pas à 5 mètres,  le décor parfait pour une film de fantômes.
Nous traversons les ruelles sans croiser personne (ou peut être sans les voir!), poussons jusqu’au château (où ça? Ah oui) des églises,  des églises. Nous observons les pavages différents, les plaques de céramiques sur chaque maison, particularités de ce village.
Lorsqu’il commence à pleuvoir, nous nous refugions dans une pâtisserie qui propose un self.

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Nous cherchons le quartier espagnol mais sommes complètement désorientées. Ce n’est pas très étendu mais escarpé et sur les beaux pavės humides ce n’est pas une partie de plaisir. Arrivées au quartier espagnol,  tout est fermé et je pense que l’intérêt était dans la vue panoramique qui est…. grise?

Nous avons fait le tour et redescendons par le funiculaire. Avec le vent et le brouillard, nous ne sommes pas rassurées. Enfin, nous apercevons la ville et à droite, le soleil.

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Le centre de Trapani est loin, il nous faut 30 minutes de marche, au soleil enfin,  pour le rejoindre et nous réchauffer.  Petite pause dans le jardin de la gare qui paraît déserte. Nous dėambulons dans d’autres rues de la ville. C’est doublement la fête ici entre les klaxons frénétiques pour la victoire  footbalistique de la Juventus et une procession religieuse (de saint François de Paul?) . Nous découvrons la jolie rue principale ornée de dômes verts. Une pause s’impose dans une pâtisserie,  trop d’amaretto pour que l’on apprécie,  try again !
Sur la route du retour, nous croisons de nouveau la procession vers le port : applaudissements,  fanfare et les bateaux s’en mêlent ; c’est le bazar. 

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Pour diner, le restaurant recommandé est complet, nous rentrons bredouille.
A 21h, nous filons chez Bernardo manger pour 8 euros à deux, de la grande gastronomie!

Nb : Les photos proviennent de la même  journée.
Nous avons même pris des couleurs, la faute au brouillard sûrement.

Infos pratiques :
Monter à Erice avec 2 moyens de transport différents permet 2 approches complémentaires
Le funiculaire ne fonctionne  pas s’il y a du vent.
Comptez: 5,50 euros  le funiculaire,  2,90 euros le bus l’aller simple
Il faut 30 min environ pour monter ou descendre.
Prévoyez des chaussures de marche pour Erice. Ça adhère mieux sur les dallages humides en pente.

Jour 1 – Beauvais Trapani

Le miracle est arrivé : Mathilde et moi partons pour 10 jours en Sicile avec pour seul bagage, un sac à dos. Le pari n’était pas gagné,  je rappelle que nous sommes parties 3 jours à Londres et Mathilde avait emmené pas moins de 3 mascaras, un recourbeur de cils et un nécessaire de massage. Malgré les chaussures de marche, les polaires et les kway, notre féminité s’exprime à travers nos étoles ! Nous n’avons pas poussé le concept du voyage en sac à dos jusqu’au bout : nous avons réservé tous les hébergements avant le départ.  Eh oui, nous restons des anxieuses, aventurières mais pas trop !
Comme un miracle n’arrive jamais seul, j’arrive en avance à l’aéroport  (bien obligée grâce a la navette depuis la porte Maillot et le stress pré – départ)

Nous partons du terminal 2. Évidemment, je me suis trompée de terminal.  Pas de panique, l’autre est juste en face, pas de navette, de métro automatique  etc. De même,  il n’y a que 2 vols qui partent de ce terminal. Au pire on part quand même au soleil à Alicante.

Nous embarquons chacune à un bout de l’appareil grâce au placement aléatoire mais gratuit de Ryanair.  Nous avons  la même place mais à 15 rangs d’écart. Je ne me souvenais pas que la cabine ressemblait au temple de la publicité : du jaune à gogo, une publicité différente à chaque siège en face du regard (de la bouffe devant le mien), et 10% de réduction sur les articles duty free. Ils n’ont pas encore testé le marketing olfactif comme devant les boulangeries (je vais leur écrire de ce pas). Heureusement,  faire payer le pipi est interdit (merci les droits de l’homme) .
Pendant ce temps,  Mathilde sympathise avec son petit voisin de 10 ans et parfait son italien. Entre les spécialités culinaires siciliennes et Harry Potter,  le rythme de dicussion est soutenu. Je vois son chignon s’animer d’ici!

Après 2h de vols, nous survolons la Sicile qui, étonnamment, est très verte mais aussi pleine de nuages. Il faisait meilleur à Beauvais !
Le frein à main de l’avion était sec mais nous arrivons entières.

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Nous trouvons le bus pour Trapani centre et 30 min plus tard nous sommes au port. Le logement Ciuri Home est situé face au port dans un bâtiment neuf genre bureaux (?) L’appartement est grand, haut de plafond, tout en pierre donc un peu froid. Mais nous disposons d’une cuisine. Après réflexion, il va être difficile de l’utiliser sans éponge, sac poubelle et liquide vaisselle : ça ne rentrait pas dans le sac.
Et nous partons à la découverte de la ville. Un peu délabrée côté port mais beaucoup plus jolie au nord vers les remparts ou les ruelles. Nous croisons de nombreux mariés (autant que d’églises? ) dont un couple avec une fanfare.
Nous nous rendons jusqu’au bout du monde (de la Sicile tout du moins).

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Il se fait déjà faim pour nous qui n’avons pas eu de vrai repas. Nous ne trouvons pas l’adresse preconisée par l’hôte et il commence à pleuviner. Qu’importe, la pizzeria Stefy recommandée par le routard nous ouvre les bras. Il est tôt et nous sommes les seules dans ce grand restaurant, des gobelets en plastique nous attendent.  Bon… les pizze arrivent elles sentent booooons et sont tout aussi délicieuses.  Le jour tombe et nous rentrons à nos pénates, fatiguées mais repues.

Infos pratiques
Ne choisissez Ryanair que si la différence de prix est supérieure à 40 euros :
La navette Paris-Beauvais si elle est pré- réservée en ligne coûte 30 euros (je n’ai pas fait le calcul pour la voiture  de l’essence,  péage,  parking)
L’attribution gratuite des sièges  est aléatoire et ouverte uniquement 6 jours avant le départ.  Si vous souhaitez voyager plus de 6 jours ou en groupe, c’est raté.

Prévoyez des vêtements chauds pour l’attente :
La file pour la navette est dans un courant d’air et l’attente pour l’embarquement s’effectue en grande partie dehors.

Le parking Pershing pour la navette est bien indiqué (les petits avions sur les écriteaux) proche de la sortie 2. Au pire si vous êtes perdus, passez par le Palais des congrès (et par le Starbucks comme moi) , sortez est c’est tout de suite sur la gauche quand vous avez le palais en face de vous.

Le bus pour Trapani centre attend dehors, les billets de 4,90 € sont à acheter à bord. Pour les arrêts sur place, il vaut mieux lui montrer sur un plan. De toute façon dès que vous voyez le port, c’est bon !