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Jour 7 – Panarea et Stromboli

Pas de réveil programmé aujourd’hui et étonnamment la rue est calme. Nous prenons le petit déjeuner au lit et nous préparons tranquillement. Un passage par l’agence pour signer les décharges de responsabilité (gloups), un tour au supermarché et chez Gilberto pour les panini et nous sommes déjà court sur le planning. Le temps que les pâtes cuisent pour le repas de championnes, nous filons vers le bateau.

Ouf 14h pile, nous partons. Le ciel et la mer sont bien bleus, nous voyons l’île de Lipari sous un autre angle, elle est immense ! Nous faisons une première halte à Panarea. L’île est considérée comme le saint Tropez d’ici entre les prix élevés et les grandes villas. Comme partout en Sicile, l’île est pour l’instant vide et se prépare à l’été. Nous n’avons que 40 minutes pour visiter et nous perdons dans les ruelles entre les maisons blanches aux volets bleus,un petit air de Grèce.

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La prochaine étape s’avance sous nos yeux et s’agrandit à mesure que le bateau approche.  Mais c’est haut! 907 mètres. Nous sommes 4 français a vouloir l’escalader. Nous rejoignons un plus grand groupe à l’agence dans le village (on est déjà essoufflées). Hop casques et lampes frontales récupérées, nous commençons l’ascension à 17h. Au bout de 3h nous arrivons sans encombre au sommet, le spectacle est géant et nous redescendons en luge en 1h.

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Bah non ! Ce n’était évidemment pas si facile pour notre première ascension (la Dune du Pilatne compte pas). La première partie ressemble à un chemin de randonnée classique, de la terre et beaucoup de fleurs et de belles vues. Au bout de 45 minutes, le guide s’arrête et nous explique la flore et la formation du volcan.  La petite île que l’on voit, le Stromboliccho, est en fait le reste d’une cheminée qui s’est effondrée. 

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Nous reprenons et la difficulté augmente, de grandes marches ponctuent l’ascension, la pente se raidie. Les jambes ne tirent plus parce qu’on ne les sent plus, mais il est difficile de garder son souffle. C’est ce qui fait paniquer Mathilde, qui, impatiente (non!), augmente le rythme, se fatigue et se rend compte que la prochaine pause n’est pas imminente. Le groupe est alors solidaire. Un autrichien, qui s’avère être aussi un guide de montagne, prend le sac de Mathilde en plus du sien. Il lui recommande d’y aller doucement, de boire un peu. Notre guide demande « go up ou go down » ? Bonne réaction de Mathilde, ah non je n’ai pas fait tout ça pour rien. Nous sommes à 500 mètres d’altitude, plus de la moitié.  Nous traversons un paysage lunaire et escaladons des pierres.

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Puis, dernière difficulté, nous montons dans du sable noir. C’est éprouvant mais nous sommes récompensés à l’arrivée du refuge apres 2h30 de montée : le soleil se couche et nous appercevons au loin la première explosion volcanique qui mêle sa fumée aux nuages (eh oui nous sommes au dessus).

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Il y a de l’attente pour monter au dessus des 3 cratères.  Nous attendons qu’un autre groupe parte. Il commence à faire froid nous ajoutons le polaire. Et c’est reparti pour les derniers 200m armés de nos casques. Nous nous asseyons face aux 3 cratères et dégustons nos sandwichs. Stromboli nous a alors fait son show (chaud) avec 4 explosions pendant 40 minutes. Nous sommes chanceux il est possible de n’en voir aucune. Chaque erruption ne dure que quelques secondes et elles sont espacées d’environ 10 minutes. Il faut être réactif avec l’appareil photo. Ça se présente comme un feu d’artifice avec une odeur de souffre et c’est toujours rouge, magique.

Il faut s’arracher de ce spectacle pour entamer notre descente à l’aide des lampes frontales. Ce n’est que du sable qui s’infiltre dans nos chaussures. Pendant 1h 30 nous avançons à la file indienne dans la poussière.
Cela fait presque mal de marcher sur du plat, ouf notre bateau nous a attendu. Il est minuit lorsque le bateau nous dépose a Lipari. Il faut encore monter les 2 étages, prendre une bonne douche et le sommeil ne s’est pas fait attendre.

Infos pratiques
En mai, les excursions au Stromboli affichent 80€, mais ils proposent des « prix d’ami » à 70 €.
Sans compter la location du matériel obligatoire : chaussures de randonnée(6€), lampe frontale (4€), casque offert
S’habiller chaudement,  il fait très froid au sommet et prévoir le coupe vent.
Pantalon pratique pour éviter le sable dans les chaussures.