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Jour 4 – Cefalù

« Prego » oui, quoi ? Une annonce en haut parleur dans la rue nous réveille vers 8h. Cela tombe bien, notre premier petit déjeuner inclus est servi jusqu’à 9h30. Nous nous  empiffrons de croissant, céréales, yaourt pour tenir la matinée.
Noud cherchons un bus pour Cefalu. Nous tournons autour de la gare et apprenons que le prochain est dans 2h. Nous optons donc pour le train dans 1h avec une certaine appréhension, les guides précisant que les trains italiens ne sont pas fiables. L’exemple nous arrive sous les yeux, le train pour Rome (tunnel?) Annoncé à 10h05 part à 10h40. Étonnamment, le nôtre arrive 40min avant sur la voie et part à l’heure.

Nous arrivons à Cefalù vers midi. Nous avons trouvé une petite pépite : un petit village devenant station balneaire réputée en été. Mais nous sommes hors saison et il fait beau ! Au bout de la rue principale se trouve notre b&b dolce vita. Nous découvrons la terrasse vue mer…Waou ça vaut le coup.

Nous troquons nos chaussures de marche pour les tongs et une robe de plage. La découverte de la ville s’effectuera au rythme tranquille et détendu.  Nous commencons par la place du duomo de la même pierre que le rocher qui la surplombe, l’intérieur présente des mosaïques byzantines.

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Nous cherchons à rejoindre la mer par les petites ruelles, la magie opère.  Nous croisons le vieux lavoir, Et quand nous arrivons sur la plage, c’est le summum d’un paysage de carte postale entre la vielle ville, l’eau turquoise et le rocher.

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Nous dégustons un panino (froid) sur un banc en face de la mer. Le pain est délicieux ainsi que le jambon et fromage locaux.  Nous restons au soleil jusqu’à ce qu’on en puisse plus ! Nous cherchons une glace sur la place du duomo et nous (re)posons au soleil ! Les glaces au citron et noisette sont servies dans des brioches ici.

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Après cette journée harassante,  nous captons les derniers rayons du soleil sur la terrasse. On ne se lasse pas de la vue.

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Jour 3 – Palerme

Toc toc toc ? C’est déjà l’heure de se lever ? Ah non, ce sont les ouvriers du chantier en face. Notre réveil sonne à 8h30 pour être prêtes à prendre le bus pour Palerme.
Nous recroisons les champs verts et les eoliennes vues de l’avion. Moins de 2h plus tard nous arrivons à la gare de Palerme, juste a côté de notre b&b white. Belle surprise pour ce logement moderne et central.

Nous cherchons à manger aux alentours, et entrons au bar touring pour goûter les spécialités arancini : boulette de riz frie fourrée de béchamel mozzarella et de légume ou viande. léger donc ! Nous l’emportons pour le déguster dans l’agréable parc de la villa Giulia juste en face. Pour 1,5€ nous sommes calées.

Enfin, nous profitons du soleil en tee shirt et sortons les lunettes. Promenade le long de la mer, puis nous nous engouffrons dans le dédale des rues palermitaines des dômes, palais, églises a tous les coins de rues. Cela nous a inspiré cet adage « Autant chercher une église dans une botte italienne ». Malheuresement, elles se situent au milieu de poubelles débordantes et de travaux. Le meilleur côtoie le pire.
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Nous cherchons l’une des meilleures gelatteria de la ville selon le guide. Nous validons ! Coco – pistache pour Mathilde, fleur de lait – melon pour moi. Nous les dégustons au soleil et restons à profiter de la chaleur.

Sur notre route, nous sommes ébahies par le style de la Cathédrale, anciennement construite sur une mosquee, elle ne peut pas renier son origine comme le fait remarquer le guide. L’intérieur est beaucoup plus neutre. Seule particularité, une diagonale représentant les signes du zodiaque donne le jour de l’année selon les rayons du soleil.
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Nous montons jusqu’au palais royal ou palais des normands (oui ici!) Qui est devenu le siège du parlement sicilien. Nous commençons la visite par la chapelle palatine : une merveille de style byzantin. Plafond sculpté en bois, des mosaïques dorées reflétant la lumière tout ça pour un monument catholique. Un peu trop chargé pour notre interieur certes. Nous traversons des cours intérieures et terminons par les appartements royaux. Que signifie deux paons ornés d’un palmier? Éternité et gloire selon le roi Roger, évidemment !
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Nous redescendons vers le marché Ballaro les étals sont au milieu de petites rues traversées par des scooters et sur plombées par des dômes. Nous comprenons les alertes sur les quartiers à éviter le soir.
Nous terminons par le quartier touristique des 4 quanti. Belles façades dans tout le quartier. Nous cherchons un restaurant recommandé sur les grandes artères pour faciliter notre retour. Nous attendons l’ouverture d’une des meilleures tables selon le routard. Le primer piatti nous suffit presque. Il ne reste plus qu’à aller chercher des pâtisseries pour le dessert. Nous sommes encore déçues

Jour 1 – Beauvais Trapani

Le miracle est arrivé : Mathilde et moi partons pour 10 jours en Sicile avec pour seul bagage, un sac à dos. Le pari n’était pas gagné,  je rappelle que nous sommes parties 3 jours à Londres et Mathilde avait emmené pas moins de 3 mascaras, un recourbeur de cils et un nécessaire de massage. Malgré les chaussures de marche, les polaires et les kway, notre féminité s’exprime à travers nos étoles ! Nous n’avons pas poussé le concept du voyage en sac à dos jusqu’au bout : nous avons réservé tous les hébergements avant le départ.  Eh oui, nous restons des anxieuses, aventurières mais pas trop !
Comme un miracle n’arrive jamais seul, j’arrive en avance à l’aéroport  (bien obligée grâce a la navette depuis la porte Maillot et le stress pré – départ)

Nous partons du terminal 2. Évidemment, je me suis trompée de terminal.  Pas de panique, l’autre est juste en face, pas de navette, de métro automatique  etc. De même,  il n’y a que 2 vols qui partent de ce terminal. Au pire on part quand même au soleil à Alicante.

Nous embarquons chacune à un bout de l’appareil grâce au placement aléatoire mais gratuit de Ryanair.  Nous avons  la même place mais à 15 rangs d’écart. Je ne me souvenais pas que la cabine ressemblait au temple de la publicité : du jaune à gogo, une publicité différente à chaque siège en face du regard (de la bouffe devant le mien), et 10% de réduction sur les articles duty free. Ils n’ont pas encore testé le marketing olfactif comme devant les boulangeries (je vais leur écrire de ce pas). Heureusement,  faire payer le pipi est interdit (merci les droits de l’homme) .
Pendant ce temps,  Mathilde sympathise avec son petit voisin de 10 ans et parfait son italien. Entre les spécialités culinaires siciliennes et Harry Potter,  le rythme de dicussion est soutenu. Je vois son chignon s’animer d’ici!

Après 2h de vols, nous survolons la Sicile qui, étonnamment, est très verte mais aussi pleine de nuages. Il faisait meilleur à Beauvais !
Le frein à main de l’avion était sec mais nous arrivons entières.

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Nous trouvons le bus pour Trapani centre et 30 min plus tard nous sommes au port. Le logement Ciuri Home est situé face au port dans un bâtiment neuf genre bureaux (?) L’appartement est grand, haut de plafond, tout en pierre donc un peu froid. Mais nous disposons d’une cuisine. Après réflexion, il va être difficile de l’utiliser sans éponge, sac poubelle et liquide vaisselle : ça ne rentrait pas dans le sac.
Et nous partons à la découverte de la ville. Un peu délabrée côté port mais beaucoup plus jolie au nord vers les remparts ou les ruelles. Nous croisons de nombreux mariés (autant que d’églises? ) dont un couple avec une fanfare.
Nous nous rendons jusqu’au bout du monde (de la Sicile tout du moins).

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Il se fait déjà faim pour nous qui n’avons pas eu de vrai repas. Nous ne trouvons pas l’adresse preconisée par l’hôte et il commence à pleuviner. Qu’importe, la pizzeria Stefy recommandée par le routard nous ouvre les bras. Il est tôt et nous sommes les seules dans ce grand restaurant, des gobelets en plastique nous attendent.  Bon… les pizze arrivent elles sentent booooons et sont tout aussi délicieuses.  Le jour tombe et nous rentrons à nos pénates, fatiguées mais repues.

Infos pratiques
Ne choisissez Ryanair que si la différence de prix est supérieure à 40 euros :
La navette Paris-Beauvais si elle est pré- réservée en ligne coûte 30 euros (je n’ai pas fait le calcul pour la voiture  de l’essence,  péage,  parking)
L’attribution gratuite des sièges  est aléatoire et ouverte uniquement 6 jours avant le départ.  Si vous souhaitez voyager plus de 6 jours ou en groupe, c’est raté.

Prévoyez des vêtements chauds pour l’attente :
La file pour la navette est dans un courant d’air et l’attente pour l’embarquement s’effectue en grande partie dehors.

Le parking Pershing pour la navette est bien indiqué (les petits avions sur les écriteaux) proche de la sortie 2. Au pire si vous êtes perdus, passez par le Palais des congrès (et par le Starbucks comme moi) , sortez est c’est tout de suite sur la gauche quand vous avez le palais en face de vous.

Le bus pour Trapani centre attend dehors, les billets de 4,90 € sont à acheter à bord. Pour les arrêts sur place, il vaut mieux lui montrer sur un plan. De toute façon dès que vous voyez le port, c’est bon !